Tricot’compteur du jeudi 3 mai 2012 à 18h : dernière ligne droite pour le tricotage de l’écharpe des records !
Il ne reste plus que 8 semaines pour déposer vos écharpes et pour dépasser les 60 kilomètres de l’écharpe la plus impressionnante au monde !
Le Tricot’compteur du défi « l’écharpe des records » a dépassé ce jeudi 3 mai à 18h la barre des 58 793 mètres. Il reste à ce jour plus de 2 kilomètres d’écharpes déjà tricotés à récupérer dans toute la France et en Belgique. L’objectif des 60 kilomètres est donc virtuellement dépassé... Mais le défi ne s’arrête pas là. Au-delà du 30 juin 2012, l’écomusée de l’avesnois et ses partenaires vont préparer l’homologation de l’écharpe la plus impressionnante au monde par sa longueur, mais surtout pour son poids (plus de 8,5 tonnes) qui peut permettre à l’écharpe fourmisienne d'obtenir un nouveau record du monde. Pour parvenir à cette homologation, il faudra dérouler les roues d’écharpes et les raccorder entre elles, afin de mesurer par huissier la longueur officielle de l’écharpe, puis la peser pour décrocher le record du monde de l’écharpe la plus impressionnante ! Il y a donc plus de 600 roues de 80 à 120 mètres de long à assembler. Le tricotage initialement prévu jusqu’au 31 juillet 2012 sera interrompu 1 mois avant (le 30 juin 2012), pour permettre d’effectuer ce travail colossal !
Toutes celles et tous ceux qui souhaitent contribuer à la finalisation du défi, peuvent rejoindre les tricoteuses de Fourmies. Cette ultime étape de l’assemblage des roues d’écharpes, avant l’homologation, nécessite les bonnes volontés de chacun. Si vous êtes disponible, n’hésitez pas à prendre contact avec l’écomusée de l’avesnois au 03 27 60 88 22.
Après l’homologation du record par le poids, comme cela était prévu initialement, il y aura une grande fête en l’honneur de l’écharpe qui sera organisée les 15 et 16 septembre au musée du textile et de la vie sociale à Fourmies. Ce sera l’occasion de découvrir l’exposition de l’écharpe (visible du 15 septembre au 9 décembre 2012). Il restera ensuite à accomplir la 3ème vie de l’écharpe des records : sa transformation au profit d’œuvres caritatives.
Au nom de tous les bénévoles et salariés qui ont participé à cette belle aventure de l’écharpe, je vous remercie d’avoir contribué à battre tous les objectifs que nous nous étions fixés le 28 octobre 2009 ! Bravo, vous êtes tous formidables !
Très cordialement,
Paul Schuler
Présentation générale du challenge du tricot solidaire lancé par l'association Escapades Sambre-Avesnoises
Un nouveau challenge créatif et solidaire en l’honneur de la laine !
L'association des Escapades Sambre-Avesnoises (ex-Office de Tourisme de Fourmies) a lancé ce jeudi 3 mai 2012 le challenge du tricot solidaire. Après avoir participé et soutenu le défi de l'écharpe des records depuis octobre 2009, l’association fourmisienne propose une nouvelle activité créative autour de la laine et de la solidarité. Nous invitons toutes les tricoteuses et tous les tricoteurs de France et de Belgique à ne pas lâcher leurs aiguilles après le 30 juin 2012 lorsque la réalisation de l'écharpe des records sera terminée et à rester mobilisés pour venir en aide aux plus démunis. L’objectif est de tricoter d’ici 2 ans un minimum de 10 000 réalisations en laine (écharpes, couvertures, bonnets, vêtements, poupées, jouets pour enfants, objets de décoration…) qui seront distribuées ou vendues au profit exclusif d’œuvres caritatives et humanitaires. Les premières distributions seront organisées dès novembre et décembre 2012. Des manifestations festives et des excursions auront lieu dés cette année pour soutenir le challenge.
Une imagination débordante !
Au-delà des traditionnelles écharpes (de 1,50 à 2 mètres de longueur et de 20 à 25 centimètres de large selon les techniques et les goûts de chacun), les volontaires peuvent réaliser d'autres tricots. Il y a par exemple la possibilité de tricoter des carrés de 20 ou 30 centimètres pour faire des couvertures en patchwork destinées à des lits pour enfants ou adultes. Vous pouvez aussi tricoter selon vos envies des bonnets, des pulls, des vêtements pour enfants, des objets de décoration en laine, des bécassines, des doudous, des poupées ou des petites marionnettes en laine... Laissez libre-cours à votre imagination !
Pas de contrainte : rien que du plaisir !
Il n’y a aucune contrainte technique, ni aucune obligation : toutes les laines et toutes les idées sont acceptées ! Vous pouvez utiliser des aiguilles, des crochets, du tissu, faire de la broderie, de la dentelle ou vous adonner à d’autres activités textiles pour réaliser vos créations. Il n’y a pas non plus de record du monde à dépasser, pas d’écharpe à raccorder, pas de longueur ou de poids à atteindre. Nous ne sommes pas dans une compétition : le but de cette opération est de créer du lien social, de se faire plaisir en faisant plaisir à son prochain et d’être utile en rendant service à ceux qui en ont besoin.
Du tricot solidaire…
Les écharpes, les couvertures, les divers tricots ou les bécassines sont réalisés au profit exclusif d'œuvres caritatives (Restos du Cœur, Croix Rouge, Secours Populaire, Secours Catholique, UNICEF...) et humanitaires. Les plus belles écharpes et les couvertures seront directement données aux SDF ou aux refuges de la Fondation Abbé Pierre et de l'Armée du Salut en France et en Belgique. Des vêtements pourront être envoyés à des orphelinats en Haïti ou en Afrique, selon les demandes.
Du tricot artistique et culturel
Un festival de la solidarité sera créé en 2013 pour accompagner ce challenge du tricot. A l’occasion de cette manifestation culturelle, conviviale et festive baptisée « Le Solidaire’Festival », les participants des rencontres « café tricot solidaire » seront conviés à réaliser une ou plusieurs œuvres collectives géantes en laine. Ces œuvres d’art seront exposées dans le cadre du festival. Un concours viendra récompenser les plus belles réalisations artistiques ! Des spectacles, des concerts et des démonstrations accompagneront cette exposition d’œuvres collectives. Dans le cadre de ce festival, l’association Escapades Sambre-Avesnoises souhaite également habiller de laine des arbres et du mobilier urbain en ville, en hommage à l’époque glorieuse des filatures qui ont fait de Fourmies la capitale mondiale de la laine fine peignée.
Des rencontres « Café’Tricot Solidaire »
Vous pouvez organiser des rencontres "Café’Tricot Solidaire" ou devenir un "Point Relais du tricot Solidaire" dans votre commune. Nous le signalerons sur ce blog. A Fourmies, l'association Escapades organise tous les jeudis de 14h à 17h des rencontres "Café’Tricot Solidaire" à la maison des associations située à côté de la mairie de Fourmies. Les tricoteuses membres de l'association profitent de ces moments privilégiés pour partager leur savoir-faire avec toutes les personnes qui le souhaitent. Elles donnent des cours d’initiation au tricot à tous ceux qui en font la demande. Les tricoteuses échangent également leurs techniques et des conseils pratiques pour varier les points. Elles raccordent les carrés solidaires qui sont déposés lors des permanences à la maison des associations de Fourmies. Des pelotes de laine sont données selon les stocks disponibles. Une boisson et un partage de gâteaux sont offerts à tous les participants ! L’entrée reste entièrement libre et gratuite : aucune adhésion n’est obligatoire ! Les pelotes de laine sont toujours les bienvenues !
Renseignements :
Association des Escapades Sambre-Avesnoises : B.P. 50 010 - 59611 Fourmies Cedex
Tous les jeudis de 14h à 17h à la maison des associations, place de Verdun à Fourmies
Téléphone : (+ 33) 06 62 85 60 11 ou (+ 33) 03 27 60 73 96
Courriel : asso-escapades@netcourrier.com
Retrouvez toute l’actualité du challenge du tricot solidaire sur Internet : www.tricotsolidaire.com
La fusillade du 1er mai 1891 à Fourmies : les origines de la fête du travail
La fusillade du 1er mai 1891 à Fourmies est entrée à jamais dans l’histoire de France et des luttes sociales ouvrières !
Le 1er mai 1891, l’appel à une journée chômée et revendicatrice se veut international. Mais à Fourmies, cité du textile, l’armée, chargée du maintien de l’ordre, tire sur un groupe de grévistes. Neuf victimes gisent sur la Grand’ Place, suscitant effroi et vive émotion à travers le monde. Quelles ont été les causes et les conséquences de cette tragédie ? Que s’est-il passé précisément il y a 120 ans à Fourmies ? Démarrée comme un énième mouvement social local, cette journée sanglante va donner à la question sociale une nouvelle dimension et permettre l’affirmation du « 4ème Etat ». 121 ans après la fusillade du 1er mai 1891, que reste t-il de cette tragédie ? Voici quelques éléments de réponses avec ce résumé historique.
Les origines de la fête du travail
A l’origine, le 1er mai était la fête du printemps ! Dès le Moyen-âge, le 1er Mai était fêté dans les campagnes et la coutume voulait qu'un arbre de Mai (arbre vert enrubanné) soit planté devant la porte de la personne à honorer dans le village. Ce jour de fête était par excellence un symbole du renouveau. Un peu plus tard, au 18ème siècle, le 1er Mai fut aussi choisi pour être la date traditionnelle du renouvèlement des baux ou des contrats de travail. C’est en France, au Familistère Godin à Guise (35 kilomètres de Fourmies) que naît en 1867 la notion de « fête du Travail ». Jean-Baptiste André Godin l’instaure pour la première fois le 2 juin 1867. Quelques années plus tard, la date de la manifestation sera arrêtée au premier dimanche de mai, avant de se confondre avec la date du 1er mai. Cette initiative fait de l’industriel de Guise, l’incontestable précurseur de cette Fête du travail à visée internationale.
Les évènements de Chicago en 1886
Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable. C’est ainsi que le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200 000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures. D’autres travailleurs, dont les patrons n’ont pas accepté cette revendication, entament alors une grève générale. Le 3 Mai 1886 à Chicago, devant les usines Mac Cormick, une manifestation est organisée. Elle tourne au drame et fait 3 morts. Plusieurs militants sont arrêtés, condamnés à mort et pendus le 11 novembre 1887. C'est en hommage à ces « morts de Chicago » que la date du 1er Mai est choisie en 1989, par l’Internationale Ouvrière, comme étant une journée d'action des ouvriers pour la journée de travail à 8 heures.
Fourmies : avril 1891…
La ville de Fourmies a atteint son apogée industrielle et démographique en 1891. Elle compte alors près de 16 000 habitants, en majorité des ouvriers qui vivent des conditions d’insalubrité importante. Parallèlement à une baisse de salaire de 10 à 15 % entre 1882 et 1891, le prix du pain a augmenté de 20 % et celui du charbon de 44 %. Durant l’hiver 1890/1891, plus de 2 000 personnes sont ainsi secourues par le bureau de bienfaisance de Fourmies. Le contraste avec la richesse du patronat est de plus en plus insupportable et révoltante pour l’ouvrier. A l'approche du 1er mai, on craint des mouvements de grèves plus fort qu’en 1890.
Début avril, la journée du 1er Mai 1891 à Fourmies est préparée par des responsables du Parti Ouvrier Français, tels Hippolyte Culine et Paul Lafargue (gendre de Karl Marx, futur député du Parti Ouvrier en novembre 1891 à Lille). On y dénonce les « conditions de travail déplorables » et on revendique la journée de 8 heures de travail. Selon le programme, les ouvriers étaient invités à porter à 10h leurs revendications à la mairie. Des festivités l'après-midi et un bal en soirée étaient également inscrits au programme. Le 1er Mai 1891 n’aurait jamais du se terminer dans un bain de sang...
La réaction des patrons !
Les patrons répliquent par une adresse très vive « contre les meneurs étrangers » et les « théories révolutionnaires ». Affichée le 29 avril et signée par tous les entrepreneurs, sauf un, elle tente de dissuader les ouvriers de participer à la manifestation. A la veille du 1er mai, les patrons ont exprimé leur inquiétude au maire qui demande un renfort de troupes au sous-préfet d'Avesnes. Histoire de dissuader les ouvriers à se mettre en grève, le patronat menacera également de licenciement tous les ouvriers qui arrêteront le travail. Devant les risques de débordements, ils finiront par obtenir du préfet qu'il mobilise un important dispositif de maintien de l'ordre. En cette journée du 1er mai, 2 compagnies d'infanterie seront donc mobilisées.
La journée du 1er mai 1891 à Fourmies
Nous sommes le 1er mai 1891. A 9 heures, la plupart des ouvriers de la ville sont en grève. Une seule filature reste en activité. Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Le premier slogan de la journée « c'est huit heures qu'il nous faut " est alors devenu "c'est nos hommes qu'il nous faut ». Le reste de la journée se déroulent sans aucun incident majeur. En début d'après-midi, le maire de Fourmies promet de relâcher à 17h00 les ouvriers qui avaient été arrêtés le matin. Il est 18h15, place de l’église, face à la mairie de Fourmies, les 4 grévistes emprisonnés le matin à la mairie n’ont toujours pas été libérés.
Près de 200 manifestants arrivent alors sur la place et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel. Il est 18h20, les cailloux volent, la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l'air. Il est presque 18h25, le commandant Chapus s'écrie : « Feu ! Feu ! Feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! » La troupe tire et teste leur nouveau fusil Lebel.
La fusillade va faire une trentaine de blessés et neuf morts, dont 4 jeunes femmes et un enfant, parmi lesquels Maria Blondeau, jeune ouvrière de 18 ans tenant dans les mains un bouquet d’aubépine, Kléber Giloteaux, un jeune de 21 ans ou bien encore Emile Cornaille, âgé de 11 ans avec dans sa poche une toupie...
Les « martyrs de Fourmies » ont donné le 1er mai à la France !
Ces morts, promus « martyrs » aux yeux des ouvriers, vont très vite devenir des symboles de la République répressive et de classe. Un dixième décès sera à déplorer le lendemain. Camille Latour, un ouvrier de 46 ans, commotionné après avoir assisté à la fusillade. Les 10 morts de Fourmies seront inhumés le 4 mai devant une foule estimée à près de 50 000 personnes. Quelques jours plus tard, à l’Assemblée Nationale, le député Georges Clemenceau déclarera « Il y a quelque part, sur le pavé de Fourmies, une tache innocente qu’il faut laver à tout prix….Prenez garde ! Les morts sont des grands convertisseurs, il faut s’occuper des morts ! ».

Avec le drame de Fourmies, le 1er mai va s'enraciner dans la tradition de lutte des ouvriers. Il représente un tournant considérable dans l’histoire du mouvement ouvrier français et mondial. A la fin de l’année 1891, l'Internationale Socialiste va renouveler le « caractère revendicatif et international du 1er mai » comme un jour à part pour le monde du travail, en hommage aux « martyrs de Fourmies » ! Il faudra attendre le 23 avril 1919 pour que le Sénat Français ratifie la journée de 8 heures. La signature des accords de Matignon par Léon Blum le 7 juin 1936, permettra une augmentation des salaires de 7 à 15 %, la reconnaissance du droit syndical dans l’entreprise, l’élection des délégués ouvriers, la création de conventions collectives, la semaine de 40 heures et les 15 jours de congés payés.
Le 1er mai deviendra un jour férié en France en 1941…
C’est Lénine qui décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée en Russie. L'Allemagne nazie va encore plus loin. Hitler, pour se rallier le monde ouvrier, fait, dès 1933, du 1er mai une journée chômée et payée. La France l'imitera sous l'Occupation, en 1941. En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération pour faire définitivement du 1er mai un jour férié et payé...

De l’aubépine au brin de muguet !
En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Le triangle est remplacé dès 1892 par la fleur d'aubépine avec un ruban rouge, en hommage à Maria Blondeau, l’une des victimes de la fusillade de Fourmies, tuée avec un bouquet d’aubépine à la main. En 1895, le socialiste Paul Brousse lance un concours dans son journal, pour inviter ses lectrices à choisir une fleur symbole. Peu à peu s'impose l’églantine, symbole de la Révolution française et fleur traditionnelle du nord de la France. Mais cette rose sauvage connaît un sérieux rival, le muguet, qui a pour lui de fleurir précisément début mai.
En 1907, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace peu à peu l’églantine. Le brin de muguet est alors porté à la boutonnière avec un ruban rouge.Après la Première Guerre mondiale, la presse organise la promotion systématique du muguet blanc contre la rouge églantine. C’est sous Vichy (1941) que la fleur traditionnelle d’Ile-de-France détrône définitivement l'églantine. A noter que depuis les années 1930, une tolérance de l'administration autorise les particuliers à vendre le 1er mai les brins de muguet sans formalités, ni taxes.
Première utilisation du fusil « Lebel » par l’armée française contre des français !
L’exposition « 1891, un 1er mai à Fourmies » présente au musée du textile et de la vie sociale un fusil « Lebel » datant de l’époque de la fusillade. De calibre 8 mm, ce fusil a été inventé en 1886. Il pouvait contenir jusqu’à dix cartouches. Sa portée utile était de 400 mètres en 1891. Suite au drame de Fourmies, le fusil va subir quelques transformations. Sa portée maximale va alors s’approcher des 4 500 m (balle D). En 1891, le « Lebel » représente un progrès considérable pour l’armée. Il est puissant et précis mais ne manque pas de défauts. Il est encombrant, mesure 1.30 m ou 1,82 m avec sa baïonnette. Le « Lebel » connut son baptême du feu lors de la fusillade de Fourmies. C’est en effet la première fois que l’armée française l’utilise. Les circonstances veulent que ce soit sur le territoire national et contre son propre peuple.

Dans le journal « l’Illustration » du 9 mai 1891, il est écrit : « C'est le fusil Lebel qui vient d'entrer en scène pour la première fois… Il ressort de ce nouveau fait à l'actif de la balle Lebel qu'elle peut très certainement traverser trois ou quatre personnes à la suite les uns des autres et les tuer. ». Ce fusil va équiper l’armée française jusqu’à la fin de la première guerre mondiale. Il deviendra le fusil emblématique de la Grande Guerre…

Paul Lafargue - Député socialiste du Nord en 1891
Ce résumé a été élaboré d’après le livre d’André Pierrard et de Jean-Louis Chappat : « La fusillade de Fourmies » paru aux éditions Maxima.
Les points sur les "i" suite à mon licenciement de l'écomusée de l'avesnois
Lettre ouverte aux adhérents de l’écomusée et à mes soutiens
Je ne souhaite à personne ce que j’ai subi le 29 février 2012. Même à mes pires ennemis, même à ceux qui m’ont licencié, je ne leur souhaite pas de vivre l’humiliation que j’ai vécue et la terrible sensation d’être traité comme un mal honnête, après tout ce que j’ai accompli pour l’écomusée ! Ce comportement inhumain m’a profondément choqué et blessé. Il y a un minimum de valeurs humaines et sociales à respecter. Franchement, c’est une journée noire que j’aurai beaucoup de mal à oublier, tant mon investissement et ma passion pour mon entreprise l’écomusée sont grands ! Aujourd’hui, ma carrière a été brisée par un directeur qui va partir en juin. Contrairement à lui, je n’ai jamais eu l’intention de quitter l’Avesnois. Je me suis toujours investi pour développer le tourisme dans le sud du Nord et pour changer, à travers l’écomusée et le défi de l'écharpe, l’image de l'arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe qui me tient à cœur !
Je ne suis pas superman, je ne suis pas un surhomme et comme tout le monde j’ai des limites. Je n’ai jamais prétendu être parfait, mais j’estime que mes qualités et mon bilan sont largement plus importants que les « queues de cerises » qui me sont aujourd’hui reprochées ! Ma priorité a toujours été le succès de l’écomusée. De nombreux témoignages dans toute la France et en Belgique peuvent confirmer mes déclarations. Mon remplacement par 3 ou 4 personnes qui ont récupéré ou vont récupérer le suivi de mes dossiers et de tous les projets dont j’avais la responsabilité, prouve également l’étendue de ma charge de travail. En quoi la mobilisation humaine et financière d’une association en faveur d’un projet que j’ai initié pour l’écomusée, la distribution de pelotes de laine offertes pour le défi de l’écharpe, le remerciement de tricoteuses ou la mise en valeur d’un projet, même pendant mes congés…peuvent constituer une faute grave ? C’est tellement ridicule et incompréhensible, que j’ai encore beaucoup de mal aujourd’hui à comprendre cet acharnement dont je suis victime. Je savais que la jalousie et la convoitise pouvaient faire de gros dégâts, mais pas à ce point…
Même si j’avais entendu des rumeurs (que je considérais comme des pressions supplémentaires pour m’écœurer et me pousser à la démission), contrairement à ce qui est annoncé dans une lettre d’information adressée à tous les adhérents de l’écomusée, depuis l’arrivée de la nouvelle présidente Christine Batteux en juillet 2010, je n’ai jamais reçu de courrier de sa part, ni même été averti par le bureau de l’écomusée, des divers disfonctionnements qu’ils me reprochent aujourd’hui et encore moins d’un licenciement immédiat et aussi brutal. Au contraire, à plusieurs reprises, j’ai fait part à la présidente de la pression et du harcèlement que je subissais, elle m’avait toujours soutenu, en me disant d’avoir confiance en elle et qu’elle allait tout arranger.
Je ne souhaite plus être sali sur la place publique. J’ai été patient. Je n’ai rien dit durant toutes ces dernières semaines. Désormais, je n’hésiterai plus à porter plainte pour diffamation, si une personne fait courir le moindre mensonge à mon sujet. Je suis prêt à tout effacer, à tout pardonner et à reprendre mon travail le plus normalement possible. Ma porte reste grande ouverte à la négociation. J’arrêterai toutes les procédures si je suis réintégré le plus rapidement possible. Je viens d’avoir 34 ans le 21 avril et je n’ai aucune autre ambition que de retrouver mes responsabilités à l’écomusée et de terminer ce que j’ai initié le 28 octobre 2009, en lançant ce défi de l’écharpe des records, qui doit aller jusqu’à son terme, avec toutes les personnes qui ont contribué à sa réussite !
Je ne souhaite pas me venger de qui que se soit. Je ne souhaite pas que le directeur qui m’a licencié, subisse ce que j’ai vécu. Dans quelques semaines, il ne sera plus là, puisqu’il a annoncé son départ. C’est pourquoi, je demande simplement l’annulation de mon licenciement et ma réintégration à l’écomusée de l’avesnois. Je conteste tous les reproches qui m’ont été adressés et ce, dans les moindres détails ! J’espère que la raison finira par l’emporter et que toute cette histoire ne sera bientôt plus qu’un lointain mauvais souvenir. Je suis prêt à tourner la page, à effacer tout ce qui m’est arrivé et à en ouvrir une nouvelle sur des bases plus sereines, afin de permettre à l’écomusée de rayonner au-delà de nos frontières, comme il le mérite amplement !
Très cordialement,
Paul Schuler
Téléchargez ici l'intégralité de ma déclaration :
Lettre ouverte suite à mon à licenciement
La CFDT et la CGT demandent la réintégration de Paul Schuler à l'écomusée de l'avesnois
Communiqué de presse de la CFDT de Fourmies
L’antenne locale CFDT de Fourmies a appris avec stupéfaction le licenciement de Mr Paul Schuler pour faute grave. Cela s’est produit avec brutalité, c'est-à-dire un licenciement immédiat, sans respect de la procédure en ce qui concerne l’entretien préalable, sans indemnité et sans exécution de préavis.
A propos des motifs invoqués dans la lettre de licenciement, nous les considérons comme étant sans fondement et diffamatoires. Mr Paul Schuler a contesté point par point ces motifs dans une lettre adressée au directeur général le 14 mars 2012.
L’antenne locale CFDT de Fourmies et sa section lilloise des cadres en culture et communication ont décidé de soutenir son adhérent et contestent avec vigueur cette pratique d’un autre âge !
En effet, Mr Paul Schuler possède d’énormes qualités professionnelles, humaines, reconnues et appréciées par bon nombre de personnes dans toute la région et par de nombreuses associations et collectivités locales. Dans le cadre des missions qui lui ont été confiées, il n’a jamais tenu compte du temps qu’il a mis à disposition de l’écomusée pour accomplir sa charge de travail (les estivales du sud-Avesnois, le festival Destination Plein Sud, les fêtes de l’écomusée, le calendrier cantonal, le rallye du patrimoine du sud-Avesnois, l’écharpe des records, la gestion de l’accueil, des boutiques, de la production, des services de la communication et de la commercialisation des 4 sites de l’écomusée de l’avesnois à Fourmies, Trélon, Sains-du-Nord et Felleries…). Il a atteint ses objectifs, malgré un contentieux très important de près de 750 heures supplémentaires légales sur 4 ans, qui à la veille d’être licencié, n’étaient toujours pas payées. Mr Paul Schuler n’est d’ailleurs pas le seul salarié de l’écomusée dans ce cas.
L’antenne locale de la CFDT de la région de Fourmies tient à rappeler à la population locale que l’écomusée de l’avesnois est un lieu de mémoire, où sont conservées, archivées, rappelées et mises en valeur les luttes sociales des ouvriers victimes de la fusillade du 1er mai 1891. Cet écomusée a pour devoir la prise en charge de la mémoire collective ouvrière, lui conférant une dimension historique. Nous constatons une fois de plus que les droits les plus élémentaires des travailleurs sont toujours bafoués et ce, avec brutalité, 121 ans après les évènements tragiques de Fourmies.
Suite à la demande de Mr Paul Schuler, l’antenne locale de la CFDT de Fourmies et ses Environs a décidé d’engager un recours devant le Conseil des Prud’hommes pour demander l’annulation du licenciement et la réintégration de Mr Paul Schuler à son poste de travail, ainsi que tous les autres droits qui n’ont pas été respectés, suite à cette rupture brutale et sans fondement du contrat de travail.
Quelle image pour notre région !
- Une direction irresponsable et brutale, qui n’a jamais entendu, ni appliqué un début de dialogue social dans l’entreprise, pour enfin rompre un contrat de travail, sans respect de la procédure !
- Une direction qui bafoue dans le présent la mémoire du monde du travail et des fusillés du 1ermai 1891 à Fourmies, tout cela à quelques semaines des commémorations de la fête du travail et en pleine campagne présidentielle !
L’antenne locale de la CFDT, dans le respect et dans la dignité, s’engage avec Mr Paul Schuler, afin que le droit du travail soit appliqué dans tous ses principes, par la saisine du Conseil des Prud’hommes. La CFDT se réserve le droit également de porter l’affaire devant le tribunal de grande instance d’Avesnes-sur-Helpe, suite à la parution de plusieurs articles accusateurs et diffamants, à l’encontre de Mr Paul Schuler qui demandera réparation.
Pour l’antenne locale de la CFDT de Fourmies et ses Environs, le secrétaire, Francis Kocurek
José Crusiaux, conseiller des Prud'hommes de l'Union Locale de la CGT de Fourmies et sa région soutient également Paul Schuler. Il demande sa réintégration à l'écomusée avant le 1er mai 2012. Il estime que "les fusillés du 1er mai 1891 à Fourmies, dont une salle est dédiée à leur action au musée du textile et de la vie sociale à Fourmies, doivent aujourd'hui se retourner dans leurs tombes...".
Jean-Louis Delacour et Annick Renaut ont remis une pétition de 1180 signatures à Paul Schuler
Communiqué de presse du comité de soutien à Paul Schuler
Le comité de soutien à Paul Schuler que nous représentons est heureux d’avoir remis les nombreuses feuilles de la pétition qu’il a initiée, après son licenciement de l’écomusée, aussi brutal qu’imprévisible.
C’est une pétition spontanée et citoyenne, qui n’est affiliée à aucun parti politique et à aucune organisation syndicale. Elle a reçu un accueil très favorable de la part des habitants de Fourmies et ses environs.
L’objectif espéré de 500 signatures a été très largement dépassé, puisque le cap des 1180 signatures vient d’être franchi ce lundi 23 avril 2012.
Tous les milieux sociaux et socio-professionnels sont représentés, ainsi que de nombreux élus de la région. Cela prouve s’il en était besoin, que Paul Schuler est une personnalité appréciée et estimée par l’ensemble de la population pour :
- sa bonne humeur communicative
- son dynamisme
- son attachement au territoire
- Et tout le travail accompli depuis 4 ans au sein de l’écomusée de l’avesnois
C’est pourquoi nous avons demandé, dans notre pétition, la réintégration de Paul Schuler dans les meilleurs délais ou une réparation pour le préjudice subi !
Jean-Louis Delacour et Annick Renaut, initiateurs du comité de soutien à Paul Schuler
Vous pouvez encore ajouter votre signature à cette pétition. Pour tous renseignements, contactez Jean-Louis Delacour au 03 27 60 57 80.
Gros plan sur les ateliers textiles de la solidarité organisés par l'association Escapades Sambre-Avesnoises à Fourmies
Rencontres "Café Tricot Solidaire" et ateliers créatifs de la laine tous les jeudis dès 14h à la maison des associations à Fourmies !
L'association Escapades Sambre-Avesnoises organise tous les jeudis de 14h à 17h des rencontres "Café Tricot Solidaire" à la maison des associations située à côté de la mairie de Fourmies. Les tricoteuses membres de l'association profitent de ces moments privilégiés pour partager leur savoir-faire avec toutes les personnes qui le souhaitent. Elles donnent des cours d’initiation au tricot à tous ceux qui en font la demande. Les tricoteuses échangent également leurs techniques et des conseils pratiques pour varier les points. Elles raccordent et mesurent les carrés solidaires qui sont déposés lors des permanences à la maison des associations de Fourmies.
Atelier créatif de la laine et initiation au tricot
Au-delà des écharpes (maximum 2 mètres et 25 centimètres de large), les volontaires peuvent réaliser d'autres tricots : des carrés de 20 ou 30 centimètres pour faire des couvertures en patchwork, des vêtements pour enfants, des objets de décoration en laine, des bécassines ou des petites marionnettes en laine selon les jours ou les bénévoles présents...
Des pelotes de laine sont données selon les stocks disponibles. Une boisson et un partage de gâteaux sont offerts à tous les participants ! L’entrée reste entièrement libre et gratuite. Les dons de pelotes de laine sont toujours les bienvenus !
Les écharpes, des tricots ou des bécassines sont réalisés au profit d'oeuvres caritatives (Restos du Coeur, Croix Rouge, Secours Populaire, Secours Catholique...). Les plus belles écharpes et les couvertures seront données aux sans domicile fixe ou aux refuges de l'Armée du Salut (pour les SDF).
Renseignements :
Association des Escapades Sambre-Avesnoises : BP 50 010 - 59 611 FOURMIES Cedex
Téléphone : 03 27 60 73 96 ou 06 62 85 60 11
Permanence et rencontre "Café'Tricot Solidaire" : tous les jeudis de 14h à 17h à la maison des associations à côté de la mairie de Fourmies
> Entrée gratuite pour les recontres "Café'Tricot Solidaire"
Adresse courriel :
asso-escapades@netcourrier.com
Des nouveautés pour la 4ème édition du Prix Théophile Legrand 2012
Lancement du Prix International Théophile Legrand de l’Innovation Textile 2012 le 12 avril à Paris

La Fondation Théophile Legrand – Institut de France a lancé le jeudi 12 avril au siège de la Fondation Simone et Cino del Duca, propriété de l'Institut de France à Paris, la 4ème édition du Prix International Théophile Legrand de l’Innovation Textile, auquel sont associés de nombreux chercheurs et industriels. Créée en 2007 par Christian et Dominique Cambier pour valoriser le patrimoine historique et industriel de la région de Fourmies (59), la Fondation Théophile Legrand – Institut de France a pris une dimension internationale en lançant en 2009 le Prix International de l’Innovation Textile. Ce prix de soutien à la recherche textile est aujourd’hui le plus important dans ce domaine. Il récompense chaque année deux chercheurs pour l’invention d’une fibre textile originale ou de nouveaux procédés de production industrielle.

Des textiles révolutionnaires
Textile « intelligent », textile « retard au feu », textile « auto-rafraîchissant », textile « antichoc et isolant acoustique », textile « autonettoyant et antibactérien », textile « détecteur d’obstacles » : les 3 premières éditions du prix ont récompensé des procédés parfois révolutionnaires qui trouvent des applications dans de nombreux domaines : médical, militaire, sportif, aéronautique, aide aux personnes handicapées par exemple. Le textile « auto-rafraîchissant » de Gauthier Bédek, récompensé en 2010, a fait l’objet d’un brevet et il est en phase de pré-commercialisation par la société Damart (mise en vente en 2013-2014).

Un tremplin pour la recherche
Ce Prix international est ouvert à tous les chercheurs, les doctorants ou aux étudiants de niveau Master 2. Son but est de favoriser l’innovation textile, la recherche, l’émulation et l’imagination, en mettant en lumière d’un côté la création technique ou industrielle et de l’autre la création mécanique, directement liées au monde textile. Cette compétition doit aussi servir de tremplin à des chercheurs qui sont en capacité d’inventer le textile de demain ! Cent trente-cinq ans après la disparition de Théophile Legrand, la crise économique et les délocalisations n’ont pas mis un terme à la recherche dans le textile, ni aux innovations. Plus que jamais, la région Nord-Pas-de-Calais reste une référence mondiale dans le domaine du textile innovant. Les deux chercheurs primés en 2011 sont une preuve éclatante du dynamisme régional, capable d’attirer les meilleurs doctorants internationaux. Pour rappel, le 1er lauréat 2011 est un chercheur pakistanais qui travaille dans un laboratoire de Maubeuge et pour l’Université de Valenciennes, ainsi que pour l’ENSAIT et le laboratoire GemTEX à Roubaix. Trois industriels du Nord de la France se sont montré intéressés pour produire et commercialiser son invention, qui fera l’objet d’un brevet prochainement.

Un Prix qui monte en puissance
Sur les 60 doctorants textiles qui étudient de par le monde, douze ont déposé en 2011 un dossier de candidature pour participer au Prix de l’Innovation Textile. Trois étaient des chercheurs Français. Les neuf autres étaient originaires du Pakistan, de Lituanie, de Turquie, de Grande-Bretagne, d'Italie, d'Allemagne, d'Égypte, de Thaïlande et de Chine. Les dossiers présentés aux experts sont des projets textiles à la pointe de la technologie et de l’innovation. Plusieurs d’entre eux devraient pouvoir être commercialisés dans les années à venir. Pour rappel, il y a eu onze candidatures de neuf nationalités différentes en 2010 et sept candidats originaires de France, de Belgique et de Tunisie en 2009.

Nouveautés 2012 :
> Le règlement, la composition du jury et le comité des experts ont été remaniés en 2012, avec l’arrivée de nouveaux chercheurs et de spécialistes en « design textile innovant ». Au-delà de la création de nouvelles fibres textiles, l’innovation dans la conception, la transformation des tissus ou l’utilisation des nouveaux textiles dans notre quotidien seront privilégiées en 2012. Les dossiers de candidatures doivent être envoyés avant le 14 août 2012.
> Le Prix Théophile Legrand 2012 sera coordonné par Paul Schuler (société SP Prestations & Communication).

> Après le musée du textile et de la vie sociale à Fourmies en 2009, l’École Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix en 2010 et le Bol Vert à Trélon en 2011, les Prix 2012 seront remis le dimanche 7 octobre 2012 à 14h30 à l’Abbaye Royale de Chaalis dans l’Oise, l’une des propriétés de l’Institut de France. Deux bus au départ de Fourmies permettront à 100 habitants du sud-Avesnois de découvrir ce haut lieu de l’histoire de France et d’assister à la cérémonie. Au programme de cette journée : visite du site et de ses exceptionnelles collections d’art. Un spectacle et un cocktail viendront clôturer la cérémonie. L’organisation du déplacement en bus a été confiée à l’association des Escapades Sambre-Avesnoises (anciennement Office de Tourisme de Fourmies associatif), partenaire du Prix depuis 2011. La participation à cette journée sera offerte par la Fondation sur invitation.
> En 2013, le Prix Théophile Legrand sera de retour en Sambre-Avesnois. Il devrait être organisé au Lycée Théophile Legrand à Louvroil. Le livre sur la vie de Théophile Legrand écrit par Jean-Louis Chappat devrait être édité en 2014.
> Un concours sera lancé dans les écoles du canton de Trélon d’ici septembre 2013. La Fondation est prête à soutenir différentes initiatives locales qui donneront de l’Avesnois une image positive.
Renseignements :
Paul Schuler, coordinateur du Prix 2012 : 06 62 85 60 11 ou theophile-legrand@hotmail.fr / www.theophilelegrand.com
Découvrez l'Abbaye Royale de Chaalis, propriété de l'Institut de France avec Escapades et de la Fondation Théophile Legrand
Une remise des Prix Théophile Legrand 2012 le 7 octobre à l’Abbaye Royale de Chaalis dans l’Oise

Après le musée du textile et de la vie sociale à Fourmies en 2009, l’École Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles de Roubaix en 2010 et le Bol Vert à Trélon en 2011, les Prix 2012 seront remis le dimanche 7 octobre 2012 à 14h30 à l’Abbaye Royale de Chaalis dans l’Oise, propriété de l’Institut de France.

Ce haut lieu de l’histoire de France abrite une partie des collections de Nélie Jacquemart-André, les vestiges de l’abbaye cistercienne fondée en 1137 par Louis VI le Gros, une exceptionnelle roseraie et la Chapelle Sainte-Marie construite au XIIIème siècle, décorée de fresques de Primatice, où se trouve le tombeau de Nélie Jacquemart.

Nélie Jacquemart, veuve du banquier Edouard André, mécène et grand amateur d’art, acheta en 1902 le domaine de Chaalis. C’est dans le bâtiment conventuel devenu château, qui avait été construit par Jean Aubert au XVIIIème siècle, que Nélie Jacquemart-André décida de rassembler ses collections, son hôtel du boulevard Haussmann à Paris étant devenu trop petit. Giotto, Boucher, Largillière, Van Loo… se côtoient dans un fastueux décor préservé (mobilier, peintures, sculptures, objets d’art…)

Deux bus au départ de Fourmies permettront à 100 habitants du sud-Avesnois de découvrir ce haut lieu de l’histoire de France et d’assister à la cérémonie. L’organisation du déplacement en bus a été confiée à l’association des Escapades Sambre-Avesnoises (anciennement Office de Tourisme de Fourmies associatif), partenaire du Prix depuis 2011. La participation à cette journée sera offerte par la Fondation sur invitation.
Informations :
Coordinateur du Prix 2012 : Paul Schuler : Tel. : + 33 (0)6 62 85 60 11/ pschuler@netcourrier.com
Les dossiers de candidatures doivent être envoyés avant le 14 août par mail : theophile-legrand@hotmail.fr
et/ou par courrier postal à : Paul Schuler - 37 résidence Vallée de l'Helpe - 59 610 Fourmies - France
Illustrateurs, peintres, conteurs, musiciens et libraire vous donnent rendez-vous le 1er mai à Priches !
Les Journées Féériques du 1er mai à La Cense Lignère de Priches
Entrée gratuite dès 11 heures / Buvette et petite restauration sur place
Renseignements au 06 67 99 64 36 ou sur www.la-cence-lignere.fr
Un record familial au cœur du record de l’écharpe !
Les Molinaro : une belle famille de tricoteurs !
Ҫa commence comme une chanson de J. Brel…
D’abord, il y a l’aîné…dont la fille Hélène (agrégée de mathématiques) a tricoté plus de 5m d’écharpe, malgré son travail et ses 4 enfants. Elle habite Cachan en région parisienne Thierry, le mari d’Hélène (docteur en mathématiques) a lui aussi tricoté pour l’écharpe. En 1,50 m, il a réussi à reproduire tous les points de tricot que sa grand’mère lui avait appris quand il était petit. Et Jeanne, la petite dernière, s’y est mise aussi. Elle n’a pas fait d’écharpe mais elle a monté quelques rangs de celle de sa mère.
Hélène, Thierry et Jeanne Horsin-Molinaro
Il y a ensuite la grande sœur Bruna (83 ans) habitant Fourmies. C’est celle qui détient le record de la famille avec plus de 200m à elle seule. Son fils (maire de Cuts dans l’Oise) n’a pas tricoté mais comme il est intendant au lycée Condorcet de St-Quentin, il a fait appel à la générosité de son personnel. Il a fourni 150 pelotes de laine qui sont allées à l’office de tourisme.
Puis viennent les sœurs jumelles : Aline fourmisienne de longue date avec plus de 30m à son actif.
Yvonne , habitant Thonon les Bains( elle y est point relais) a tricoté plus de 50 m. Sa fille, Martine habite à Fribourg (Suisse). Elle a déposé chez sa mère un rouleau d’une vingtaine de mètres qui a été récupéré début mars .
Marie-Thérèse Delacour-Molinaro est celle qui a tricoté la moins longue écharpe (22m environ). Mais c’est celle qui a rallié les nièces à la course de l’écharpe. Et si les aiguilles ne travaillent pas trop, la langue, elle, ne chôme pas...
Jean-Claude et Marie-Thérèse tiennent le compteur du record du monde !!!
Jean-Claude, le dernier de la famille, maire d’Effry, a tout de suite applaudi au défi. C’est sa fille Cathy, professeure à l’université de Cardiff qui a permis de dépasser le record détenu par les Gallois de Cardiff. Il a déposé à Fourmies la première écharpe de Cardiff le 22 février 2012, jour du nouveau record du monde de la plus longue écharpe !
Alors, chapeau à cette famille de tricoteurs, membres de l’association des Escapades Sambre-Avesnoises. Mais il faut aller jusqu’au bout. Savez-vous que le mari de Bruna était le cousin germain de Roger Toutain, père de Catherine Thiébaut-Toutain qui a lancé l’idée « du fil de Fourmies » ? Et ajoutons pour terminer que c’est justement dans la maison construite par Mr Thiébaut, beau-père de Catherine, qu’habitent Marie-Thérèse et son mari Jean-Louis Delacour…
Points relais du défi :
Martine Bard - En Bouley 117 - 1680 Romont - Canton de Fribourg – SUISSE
Yvonne Curty – 2 avenue des ducs de Savoie – 74 200 Thonon-les-Bains / Tel. : 04 50 71 58 28
L'écharpe de Cardiff...
Des oeufs gratuits à trouver et à déguster le 8 avril, exclusivement pour les enfants fourmisiens âgés de 0 à 12 ans !
Chasse à l’œuf pour les petits fourmisiens !
Cette chasse à l’œuf est organisée le dimanche 8 avril 2012 dès 10h sur le site des verreries, face au lycée St Pierre à Fourmies. Elle est exclusivement réservée aux enfants fourmisiens âgés de 0 à 12 ans, accompagnés des parents.
Quintette pour clarinettes et félin, avec les Jeunesses Musicales de France le 30 mars à 20h30 au Théâtre Jean Ferrat
Spectacle « Chat(t)rivari » ce vendredi 30 mars au théâtre de Fourmies
Un quatuor ayant enchanté le réseau revient accompagné d’un singulier compagnon à poils : le Chat de Philippe Geluck. Voici en effet un concert spectaculaire inédit, pour lequel le dessinateur de BD cathodique confie littéralement son célèbre félin au quatuor de clarinettes les Anches Hantées, les autorisant à puiser le contrepoint de leur nouveau programme musical parmi les centaines de planches ayant donné vie à sa créature. De plus, il se murmure que, séduit par l’originalité des jeunes virtuoses, ce clarinettiste amateur aurait même proposé de créer quelques inédits et de prêter sa voix à son félin de fils pour la circonstance. Quoi qu’il en soit, côté musique, les Anches Hantées continuent de surprendre, tirant du grand répertoire de pétillantes transcriptions, de Strauss à Puccini, tout en construisant un répertoire de créations dédiées à leur formation.
Leur récital est rythmé et commenté à sa façon par le chat le plus humain qui soit et sa bonhomie, tour à tour émouvante ou acerbe ; il propose une réflexion – que l’on imagine par avance décalée – sur le répertoire et les musiciens classiques. Espiègles comme on les connaît, les protagonistes de cette improbable rencontre promettent des concerts ébouriffants… Un beau charivari en perspective !
Les Anches Hantées :
Nicolas Chatelain, clarinette
Bertrand Hainaut, clarinette
Elise Marre, clarinette basse
Romain Millaud, clarinette
Musique :J. Strauss, C. Debussy, J. Brahms, L. Bernstein, G. Puccini, A. Katchaturian, B. Smetana
Mise en scène : Jean Manifacier
Conception lumières : Laurent Mathieu
Une coproduction JMF / Les Anches Hantées avec le soutien de l’Adami, de la Spedidam, de la Sacem et du groupe Buffet Crampon
Tarifs : 5 € et 2 € – Navette et Carte Tambour
Renseignements et réservations en Mairie d’Hirson, à l’Office de Tourisme de Fourmies et au Centre Culturel de Chimay
Téléphone : 03 27 61 16 79
Ne manquez pas ce week-end la nouvelle exposition proposée par l'association "Artistiquement Vôtre" de Fourmies
"Artistiquement Vôtre" expose ses plus belles oeuvres dès ce vendredi à Fourmies !
Exposition visible du 30 mars au 6 avril de 14h à 18h à l'espace Nelson Mandela de Fourmies.
Entrée gratuite
Gros plan sur les rencontres "Café Tricot" de l'association Escapades Sambre-Avesnoises à Fourmies
Rencontres "Café Tricot" et ateliers créatifs de la laine tous les jeudis dès 14h à la maison des associations à Fourmies !
L'association Escapades Sambre-Avesnoises organise tous les jeudis de 14h à 17h des rencontres "Café Tricot" à la maison des associations située à côté de la mairie de Fourmies. Les tricoteuses membres de l'association profitent de ces moments privilégiés pour partager leur savoir-faire en donnant des cours d’initiation au tricot à toutes les personnes qui en font la demande. Les tricoteuses échangent également leurs techniques et des conseils pratiques pour varier les points. Elles raccordent et mesurent les écharpes qui sont déposées lors des permanences à la maison des associations de Fourmies.
Atelier créatif de la laine et initiation au tricot
Au-delà des écharpes, les volontaires peuvent réaliser d'autres tricots, des objets de décoration en laine, des bécassines ou des petites marionnettes en laine selon les jours et les bénévoles présents. Des pelotes de laine sont données selon les stocks disponibles. Une boisson et un partage de gâteaux sont offerts à tous les participants ! L’entrée reste entièrement libre et gratuite.
Une association partenaire de l’écharpe des records depuis son lancement en 2009 !
L'association Escapades Sambre-Avesnoises (anciennement Office de Tourisme Intercommunal de Fourmies et ses Environs) soutient le défi de l'écharpe des records depuis son lancement le 28 octobre 2009. Avec l'écomusée de l'avesnois, l'association fourmisienne participe à la collecte des écharpes dans toute la France (plus de 38 kilomètres ont été collectés par l'association Escapades) et au raccord des écharpes (plus de 50 kilomètres d'écharpes ont été raccordés par les tricoteuses de l'ex Office de Tourisme associatif). Le principal partenaire du défi a aussi financé plusieurs fêtes de l'écharpe en 2010 et 2011 à Wignehies, Fourmies et Trélon.
Plusieurs spectacles, des concerts et les frais de déplacement des artisans de la laine ont également été payés par l’Office associatif, à l’occasion de la grande fête de l'écharpe organisée en juin 2011 au musée du textile et de la vie sociale à Fourmies. Au total, plus de 8 000 € ont ainsi été collectés depuis 2009, lors des différentes manifestations de l'association (brocantes, voyages, repas...), pour soutenir l'écomusée de l'avesnois et son défi original ! Les tricoteuses - membres de l'association participent aussi aux rencontres "Café'Tricot" de l'écomusée de l'avesnois tous les mardis et mercredis de 14h30 à 17h
Renseignements :
Association des Escapades Sambre-Avesnoises : BP 50 010 - 59 611 FOURMIES Cedex
Téléphone : 03 27 60 73 96 ou 06 62 85 60 11
Permanence et rencontre "Café'Tricot" : tous les jeudis de 14h à 17h à la maison des associations à côté de la mairie de Fourmies
> Entrée gratuite pour les recontres "Café'Tricot"
Adresses courriels :
asso-escapades@netcourrier.com
echarpedesrecords@netcourrier.com
































































